« Dire et écrire l’intime en kréyolophonie : corps, liens, société » se tiendra le samedi 22 mai 2027, à Paris. Porté par Les Ponts de l’Espoir (Hope and Bridges), sous l’égide du laboratoire CRILLASH, cet appel à communications s’adresse aux chercheurs comme aux artistes.
L'intime en kréyolophonie, un legs collectif
Dans les sociétés nées de la plantation, la langue française a occupé l’espace public quand la langue créole demeurait la langue de la maison, du corps, de la tendresse et de la colère. L’intime y fut longtemps vécu en langue créole mais dit et écrit en français, quand il n’était pas passé sous silence. L’écrire aujourd’hui tient d’un geste double : se réapproprier une langue minorée et transgresser un interdit ancien.